Depuis mars 2016, des entretiens professionnels (distincts des éventuels entretiens annuels d’évaluation) doivent être mis en œuvre au sein de toutes les entreprises, quelles que soient leurs tailles, au minimum tous les 2 ans.
Par ailleurs, le Code du travail prévoit qu’un entretien professionnel de bilan doit se tenir tous les 6 ans, soit au plus tard en mars 2020, pour les salariés qui étaient déjà en poste en mars 2014.
A défaut, les entreprises d’au moins 50 salariés s’exposent à une sanction pécuniaire prenant la forme d’un abondement du Compte Personnel de Formation (CPF) du salarié à hauteur de 3.000 €, ce qui peut très fortement impacter la santé financière et la trésorerie des entreprises.
Parallèlement, les dernières réformes législatives ont aménagé successivement le cadre juridique applicable :
Nombre d’entreprises n’ont pas mené d’entretiens professionnels biannuels depuis 2014 et/ou n’ont pas fait bénéficier leurs salariés de formations, avec les risques financiers qui en découlent.
A titre d’exemple, dans une structure employant 70 salariés, si 30 d’entre eux n’ont pas bénéficié d’entretiens professionnels et/ou d’une formation d’ici mars 2020, l’employeur devra s’acquitter de 90.000 € au titre de l’abondement des CPF !
Pour autant, il est donc encore temps d’agir, la loi autorisant désormais l’employeur, dans certaines conditions, à négocier notamment la périodicité des entretiens professionnels, à condition de s’emparer de cette thématique très rapidement.


